Le tambour n’est pas qu’un instrument en Guadeloupe : c’est une voix, une mémoire, un lien indéfectible entre les descendants des esclaves et la terre de leurs ancêtres. Symbole de résistance et de transmission, deux sculptures emblématiques en témoignent : celle de Basse-Terre, représentant deux esclaves brisant leurs chaînes sur un tambour, et son homologue sur l’île de Gorée, au Sénégal.
Titli, a réalisé le rêve de Roger Lonete, en emportant au Sénégal un ka spécialement fabriqué par lui pour résonner sur la terre des ancêtres. À Foundiougne, il l’a offert à Piki, grand joueur de tambour sénégalais, celui ci l’a intégré à son groupe, exauçant ainsi le vœu de Roger Lonete. En retour, Piki a offert à Titli un de ses tambours, scellant un échange symbolique : Ce tambour voyagera du Sénégal en Guadeloupe pour être jouer par Jocelyn Virapin et d’autres groupes de Gwo ka.
Déjà, à Nantes, une session musicale avait uni un groupe de gwo ka local et Piki, mêlant rythmes antillais et africains. Ce moment unique, chargé d’émotion, a montré que la musique transcende les frontières et les siècles, créant des ponts là où l’histoire a creusé des fossés.
La fabrication du Ka de Roger Lonete
400 ans après, le Gwoka guadeloupéen retrouve l’Afrique.
Danse avec le ka guadeloupéen dans la classe de Fatou Touré








